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Réception obligatoire au 1er septembre 2026 — émission progressive jusqu’en 2027. Où en êtes-vous ?19 plateformes suivies · MAJ 4 août 2026

PA, OD, PPF : qui fait quoi dans la facturation électronique

Trois sigles reviennent partout dès qu’on parle de la réforme, et ils sont régulièrement confondus — y compris par des éditeurs de logiciels. La distinction a pourtant des conséquences très concrètes sur ce que vous devez souscrire.

6 min de lecture · mis à jour le 4 août 2026

La plateforme agréée (PA), anciennement PDP

La plateforme agréée est le seul acteur habilité à transmettre vos factures électroniques et à faire remonter les données à l’administration fiscale. C’est un opérateur privé, immatriculé par la DGFiP après un dossier complet et des tests d’interopérabilité.

Depuis juillet 2025, le vocabulaire officiel a changé : on ne dit plus « plateforme de dématérialisation partenaire » (PDP) mais « plateforme agréée » (PA). Le sigle PDP reste très employé dans les contenus en ligne, mais c’est bien le même objet.

L’opérateur de dématérialisation (OD)

Un opérateur de dématérialisation produit, convertit ou reçoit des factures, mais n’est pas immatriculé en son nom propre. Il ne peut donc pas transmettre directement à l’administration : il se raccorde à une plateforme agréée qui assure cette partie.

C’est un montage parfaitement légal, et souvent invisible à l’usage. Mais il ajoute un maillon dans votre chaîne : la conformité de votre facturation dépend d’un accord commercial entre votre éditeur et un tiers. Si cet accord change, vous êtes concerné.

Le cas est loin d’être marginal. Plusieurs éditeurs très connus du marché français ne sont pas agréés en nom propre et passent par une plateforme tierce. La question à poser à votre fournisseur est simple : « par quelle plateforme agréée mes factures transitent-elles ? ». Une réponse floue est un signal.

Le portail public de facturation (PPF)

Le PPF a beaucoup fait parler de lui, car le projet initial en faisait une plateforme publique et gratuite par laquelle toutes les entreprises auraient pu émettre et recevoir leurs factures. Ce scénario a été abandonné en octobre 2024.

Le portail conserve trois missions, toutes en arrière-plan. Il tient l’annuaire central, qui permet de savoir sur quelle plateforme joindre chaque entreprise. Il vérifie les identités et les habilitations. Enfin, il centralise les données de facturation et d’e-reporting à destination de la DGFiP.

Récapitulatif

Plateforme agrééeOpérateur de dématérialisationPortail public
Immatriculée par la DGFiPOuiNonInfrastructure de l’État
Transmet vos facturesOuiVia une PA tierceNon
Transmet à l’administrationOuiVia une PA tierceReçoit les données
Vous y souscrivezOuiOui, indirectementJamais directement
Tient l’annuaireNonNonOui
Rôles respectifs des trois acteurs de la réforme.

Questions fréquentes

Puis-je utiliser un logiciel qui n’est pas plateforme agréée ?

Oui, à condition qu’il soit raccordé à une plateforme agréée. Votre logiciel de facturation habituel peut rester votre point d’entrée : ce qui compte est que la transmission passe par une plateforme immatriculée. Demandez explicitement laquelle.

Que se passe-t-il si ma plateforme perd son immatriculation ?

L’immatriculation est délivrée pour une durée limitée et renouvelable. Si une plateforme la perd, vos factures ne peuvent plus transiter par elle légalement : il faut en changer. C’est une raison de vérifier périodiquement la liste officielle, et pas seulement au moment de souscrire.

Le PPF est-il vraiment gratuit ?

Le portail public ne vous facture rien, mais il ne vous rend pas non plus le service dont vous avez besoin : il ne permet ni d’émettre ni de recevoir des factures. La question de son coût ne se pose donc pas — vous devrez de toute façon souscrire à une plateforme agréée.

Sources officielles

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